Conditionnement de la condition féminine
Peut être avez-vous été frappé par le nombre de femmes qui souffrent de cancers du sein ou de l'utérus.  Mal du siècle, avez vous probablement pensé ou simplement écarté de votre esprit ce constat inquiétant. La question mérite cependant que l'on s'y attarde avec de préférence un regard non médical. En effet, si la médecine actuelle se borne à proposer des campagnes de dépistage, personne ne semble vouloir s'intéresser aux causes de ces pathologies. Si la politique de prévention semble à première vue une démarche sensée,  elle stresse les femmes, chacune se sentant exposée à un mal dont l'origine reste inconnue.  Essayons de comprendre.

les chiffres

Le cancer du sein est la forme de cancer la plus souvent diagnostiquée. Une femme sur neuf risque un cancer du sein au cours de sa vie (données canadiennes). Une femme sur 27 en mourra disent les statistiques. La probabilité pour une femme française d'avoir un cancer du sein au cours de sa vie est de 10 %. Près de 300 000 personnes vivent aujourd'hui en France avec ce type de maladie. Le nombre de nouveaux cas a augmenté régulièrement (+ 60%) entre 1975 et 1995.   Pourquoi ?

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rôle de la femme

Quelle est donc cette cause larvée qui rend les femmes si vulnérables, alors qu’elles   vivent en moyenne plus longtemps que les hommes ? Peut être faudrait il chercher au niveau du rôle que la société leur fait jouer : femme objet, femme jouet des modes d'habillement, femme cumulant les rôles d'épouse, de mère, d'employée, de femme d'affaires.  Les femmes défendent leurs droits à la parité, veulent être traitées à égalité avec les hommes sur le plan des salaires, pouvoir élever leurs enfants comme bon leur semble, mais restent-elles réellement " Femmes " pour autant ? Autrement dit ne se travestissent-elles pas en " hommes " pour mener ce combat, par ailleurs fort louable.

le sex appeal

Combattantes d’un côté, elles paraissent  assujetties à la mode des petits et grands couturiers. Le prêt à porter les modèle en créatures séduisantes et sexy. Avant de pouvoir être perçue dans son être, les femmes se présentent, ainsi " habillée " dans le paraître de ses attraits. En d'autres termes, elles exercent une forme de séduction et “se laissent conquérir” par les hommes sans découvrir pour autant leur véritable intériorité.  Dans leurs rencontres amoureuses, durables ou éphémères, les femmes apparaissent sous un faux jour qui dénature leur rapport avec l'autre et donc avec elles-mêmes ! Que reste-t-il dans la vie de couple lorsque la sexualité s'émousse ou devient routinière ? Dans de nombreux cas, le sexe ne fait qu'apaiser, sans les résoudre, des insatisfactions profondes. Il devient un facteur d'abaissement des tensions et non l'espace d'un épanouissement. Si la sexualité ainsi vécue, rassure, la relation humaine se fausse. Elle se vit dans les apparences et non pas dans la profondeur de l'âme (cette âme féminine dont les " pères " de l'église allaient, il y a quelques siècles, jusqu'à contester l'existence !). L'espace d'amour devenant réduit, seul demeure un insatiable espace sexuel. En l'absence d'un amour véritable, la femme se force à vivre sa sexualité comme une libre communication avec les hommes et non comme le support sublimé d'un sentiment profond. En un sens elle se viole. Face à ce traumatisme permanent, ses organes sexuels se fragilisent.

l’automutilation inconsciente

Quel est le sens de toutes ces opérations mutilantes dont elle est l'objet ? Les tumeurs du sein ou de l'utérus traduisent-elles un désir de protéger l'enfant naturel ou " l'enfant " de substitution par un accroissement psychologique des fonctions mammaires ou de nidification (comme l'affirme le décodage biologique) ou bien correspondent-elles à la dépossession d'une intimité bafouée ? Sous cet éclairage, les ablations peuvent apparaître comme autant de désirs inconscients de mutilation. On serait enclin à y voir les refus inconscients d'un manque d’authenticité d’une sexualité vécue comme une forme de  pouvoir (de séduction) et de consommation (de plaisirs). Or, tout pouvoir dénature le rapport des partenaires. Les plaisirs-loisirs quant à eux assèchent l’âme humaine. S’installe une incessante et épuisante fuite en avant vers un bonheur sans cesse en recul. Dans ce contexte déjà difficile, la peur des maladies dites sexuellement transmissibles crée une insidieuse méfiance à l’égard du sexe. La systématisation des examens gynécologiques renforce ce sentiment d’insécurité.  Elle fait du sexe féminin l’objet d’une suspicion permanente. Lorsque l’on sait qu’un organe dépend, sur le plan de la santé, de la fonction qu’il remplit, on comprendra facilement que l’origine du problème est à chercher dans le rapport de la femme avec sa sexualité et donc avec son sexe. La fréquence des “cancers féminins” est l'expression préconsciente du malaise et plus exactement le signe d'un divorce entre l'âme et le corps. Ces idées paraîtront bien étranges à certains, mais il n'en n'est pas moins vrai que la maladie, toutes les maladies relèvent de conflits sous jacents et de mensonges à soi même. Voilà pourquoi il peut être salvateur de se pencher sur la question avec un regard différent...

le rôle du stress

A la sexualité privée de …l'amour, se rajoute la peur des virus. Dans l'acte amoureux, il est recommandé de se " protéger " de l'autre, comme si les microbes pouvaient se loger dans une seule partie du corps ! La croyance en cette “préservation” est du reste bien naïve.  Vu leur taille, les prétendus microbes passeraient allégrement à travers la membrane de n'importe quel préservatif.  Les microbes sont en fait des microzymas, microorganismes de très faible taille (découverts par le professeur Béchamps), qui construisent  et déconstruisent les cellules en fonction des besoins de l’organisme.  Lorsque le terrain biologique se dégrade sous les effets du stress, de la drogue, des empoisonnements (y compris par les effets dits secondaires des médicaments) les “microbes” entrent en action pour évacuer les  toxines et les radicaux libres.  Faire croire en la nocivité de ces “petites bêtes” en semant la panique, contribue en quelque sorte à les "créer" par les peurs et les fragilisations psychologiques conséquentes ! Lorsque l'on sait les profits pharmaceutiques qui en résultent, on comprend facilement la nature du jeu qui se déroule !

la pilule

Si le préservatif ne protège pas des maladies, il peut  en revanche être porté par l’homme pour libérer la femme de la “pilule” sans risquer sa santé. Si la “pilule” a été accueillie comme un symbole d’accès à la pleine liberté (sexuelle) féminine, on peut s'interroger sur les conséquences qu'elle engendre sur des plans  subtils. En effet, comment une femme peut elle vivre en permanence dans sa polarité féminine alors qu'elle bloque sa faculté physiologique essentielle : celle de donner la vie ?  Le remplacement de cette faculté par le plaisir sort la femme de son registre naturel. On peut y voir une forme de prostitution inconsciente qui brise l'essence de sa féminitude. Il n’est pas certain que cette transformation de la mentalité féminine ne soit  pas sans effet sur la prolifération des cancers qui touchent comme par hasard les organes féminins. Or, un organe vit et se maintient en pleine santé par la fonction qu'il remplit. Pour l'organisme, perçu comme conscience cellulaire, un sein, tout comme l'utérus, sont des  fonctionnalités  liées à la reproduction. Des études très sérieuses montrent que le risque de cancer du sein diminue très nettement pour les femmes qui allaitent leurs enfants. Si dans les pays occidentaux, l’allaitement durait 6 mois de plus, on pourrait, disent ces textes, éviter 25 000 cancers du sein chaque année ! Ces chiffrent montrent bien que la perte de la fonction maternelle de la femme est en rapport direct avec la maladie. Le sein relève d'une fonction et non de la seule séduction.

le look

Or, les tenues vestimentaires actuelles qui mettent la poitrine féminine largement en valeur en la modelant par le soutien gorge  créent une silhouette essentiellement séductrice. La respiration s'en trouve freinée et la vie ne se vit plus à pleins poumons. Se laissant " dessiner " au grès des modes, la femme est réduite à une image d’elle-même, risquant comme Narcisse de s’y noyer... Sa beauté intérieure disparaît sous les artifices des maquillages et des coiffures. Lorsque l'on regarde une jolie femme habillée à la mode, on peut se demander ce qui lui appartient en propre, tant elle paraît dessinée par d'autres. Cette beauté " à façon " dénature  la femme, la privant de sa propre authenticité.

le tao du couple

Mère ou séductrice, la femme est tout cela, mais bien entendu pas que cela ! Elle est un Etre dans une polarité et une dimension particulière. Son rôle dans le couple est essentiel. L'intelligence intuitive de la femme est complémentaire de celle de l'homme ! Elle est la muse des poètes et des artistes. Or, dans une société dominée par la polarité masculine, cet équilibre est rompu. L’association du masculin et du féminin est l’apanage du TAO avec sa dynamique interactive du Yin et du Yang.  En regagnant sa dignité par le refus de la prostitution visuelle dont elle est l’objet permanent, la Femme peut marier les fonctions analytiques et analogique. Elle donne de la sorte naissance au couple alchimique dans lequel elle dissout les rigidités structurantes du principe masculin lui amenant intuition et sensibilité pour se laisser à son tour “draper” par ce même principe. Sans cette indispensable conjonction, une sur polarisation masculine (polarité plus) se produit. On en retrouve la correspondance non seulement sur des plans psychologiques, mais également sur le plan énergétique au niveau des pollutions électromagnétiques (énergies plus) L’atmosphère des villes en est saturée.

l’enfantement

Dans ce climat de peur et de méfiance, la place de l'Amour véritable est réduite. De vieux chamans de Sibérie racontent qu’à une époque reculée, le couple ménageait un espace d'Amour pour y accueillir l’enfant comme un voyageur du cosmos. L’attention était consacrée à son épanouissement dans l’unique reconnaissance de  sa nature véritable. Cet espace permettait à l’enfant de vivre comme un être à part entière, sans la moindre pression du couple accueillant. A notre époque la situation s’est inversée. L'expression courante avoir un enfant   illustre l'accaparement dont les âmes nouvellement incarnées sont l’objet. Vouloir le bien de quelqu’un se transforme souvent en son contraire, tout simplement par ce que dans la notion du vouloir se cache un despotisme intégriste. L’amour parental se donne bien souvent en échange d’une soumission tacite de l’enfant : fais plaisir à maman...si tu es bien sage, tu auras... !   Sommes-nous encore dans le domaine de l’amour ou celui des hold up affectifs et parfois religieux. Il est vrai que le mot amour est bien galvaudé.  

Précisons que ces mêmes chamans sibériens racontent qu'en dans ces temps où les enfants étaient accueillis dans des “champs d'Amour”, l’accouchement  des femmes se faisait sans douleur ! C’est là probablement une information à méditer sérieusement...

perspectives

Alors où est la vérité de la femme ? Est-elle dans la conquête de sa liberté ou bien dans celle de sa réalité féminine éternelle ? La question restera probablement en suspend, mais il est clair que la liberté féminine ne peut être réelle si elle est vécue dans le stress et le non-respect de sa propre dignité.. Car il semble bien qu'au sein de leurs combats féministes, les femmes se forcent à se comporter d'une manière qui n'est pas foncièrement en harmonie avec leur vraie nature. Face à la misogynie de la société actuelle, il leur est certes difficile de trouver leur juste place, mais peut être ont-elles un autre type de combat à mener, celui du déconditionnement de leur condition féminine ! Car l'enjeu véritable de la femme, tout comme celui de l'homme, réside dans une complémentarité mutuelle. Elle fût incarnée jadis par la symbolique du roi et de la reine. A notre époque où l'immense majorité des gouvernements sont présidés par des hommes, le concept d'une direction bicéphale paraît bien lointain et désuet. A bien y réfléchir est-il tellement dépassé ? En amont des pollutions atmosphériques et autres décriées par les médias n’y a t-il pas en fin de compte une seule et unique nuisance : celle de la pensée au masculin !

L’avènement du Yin et du Yang, si familier aux orientalistes, ne prône guère autre chose qu’un équilibre mouvant et vivifiant des potentialités féminines et masculines.   Son existence dans la société est gage de santé psychique et de bien être pour tous.

Serge Fitz

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