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La Maladie expliquée aux petits et aux grands
Il était une fois la maladie... Elle habitait un pays imaginaire peuplé de myriades de petites cellules que l’on peut les comparer à des villes remplies d'habitants : les microzymas. Les microzymas œuvrent à l'intérieur des cellules avec la même diversité  de fonctions que les habitants d'une cité. Les microzymas construisent, importent de la nourriture, forment des ouvriers spécialisés : les microbes, les virus, les bactéries etc..  Se sont eux qui sont chargés, entre autre, d'évacuer les cellules mortes des " villes voisines ".  L'ensemble des villes constitue le pays (l'individu). Les villes sont regroupées en régions. Chacune possède sa spécificité. Certaines sont spécialisées dans la gastronomie (le ventre), d'autres dans le tourisme vert (les poumons), d'autres dans les transports (les pieds), d'autres dans l'industrie (les bras et les muscles), d'autres dans l'évacuation des déchets (foie, rate, vessie). Il arrive que des conflits socio professionnels surgissent dans telle ou telle autre région. Conflit ayant trait à l'espace (manque d'air / étouffement), conflit alimentaire (difficulté de digérer un évènement) etc….  
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La tension monte et les risques de désordres se font sentir. Pour résoudre un conflit il est toujours préférable de lui permettre de s'exprimer localement que de risquer l'embrasement général. Lorsqu'un tel risque apparaît pour l'ensemble du pays, (la globalité de l'individu) le gouvernement (le cerveau) s'arrange pour faire éclater le conflit localement (et de préférence dans les banlieues). Les microzymas entrent en action agissant comme des casseurs. Une fois l'émeute passée (évacuation de la surtension), d'autres microzymas, spécialisés dans la réparation, arrivent sur le terrain : microbes, virus, champignons. Ils construisent à coup d'échafaudages (les tumeurs) des renforts pour réparer les dommages causés par l'émeute. Lorsque les dégâts sont importants, les microzymas arrivent en grand nombre. Ils forment de véritables forces rapides d'intervention, capables de réparer le plus rapidement possible. Leur grand nombre est à l'origine des tumeurs dites “cancéreuses”.

A l’issue des opérations de réparation, les tumeurs se résorbent d'elles même. L'ensemble de la ville se replie alors dans un calme apparent (état de somnolence, boulimie). Toutefois l’origine du conflit n’étant pas pleinement résolu,  le parlement (l’âme) légifère et édicte de nouvelles lois, pour assurer davantage de justice et de cohésion sociale dans le fonctionnement de la cité et des habitants (les cellules). Sur le plan individuel chacun applique les nouvelles consignes (changement-guérison) et se recharge en énergie.

Tout cela fonctionne sans encombre. Malheureusement des je-sais-tout s’infiltrent dans la cité et répandent le bruit que les « casseurs » représentent un danger permanent. Il est prudent de s’en prémunir clament-ils. Voici des barrières chimiques  (vaccins) pour vous protéger mes amis. Les plus peureux s’empressent de suivre ces recommandations. Des je-sais-tout-mieux- que-les-autres,  prônent l’élimination des « casseurs » par des opérations « chirurgicales » afin de protéger le reste de la population de leur influence néfaste. Des régions entières sont évacuées. Les habitants inquiets et désemparés se calfeutrent dans leurs maisons et la peur grandit. La maladie squatte les esprits des braves gens. Chacun s’imagine avoir un « casseur » à  proximité de sa porte et cherche à tout prix à le dépister. Mais dans la vie rien ne dure éternellement.

Des informations apaisantes et éclairantes se mettent à circuler sous le manteau, révélant les motivations réelles des « casseurs » Des magiciens en habits verts organisent des réunions explicatives sur les réactions à l’environnement, d’autres décrivent la manière d’évacuer les peurs au contact de dame nature.   Le mythe « des bons et des mauvais » s’estompe au profit d’une compréhension d’ensemble. Certains élèvent le débat et parlent de l’impermanence. « La peur du grand méchant loup » se dissipe tout doucement. Les habitants de la cité commencent à comprendre que la maladie est un message, une voix amie qui souffle à l’oreille des petits et des grands que le temps est venu d’abandonner les mauvaises habitudes du passé pour s’ouvrir au renouveau.  Les esprits joyeux de tous bords organisent des journées de la paix, offrent des bouquets de fleurs aux passants et jouent de la musique. Les sons mélodieux apaisent les tensions et ouvrent l’âme des habitants à l’ensemble des microzymas de l’univers, ceux des minéraux, des végétaux et des animaux. « Veaux, vaches, cochons », sans oublier les poules, acquièrent un nouveau statut à part entière. Plus personne ne songe à manger leur chair désormais libérée des toxines de peur et de souffrance. Une autre histoire commence…peut être la votre. 

(texte inspiré du livre de Serge Fitz " Et si la maladie était un langage" aux éditions Des Clefs pour Vivre)

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